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Son cabinet de soins énergétiques « La Fée de l’âme » est né d’un profond chamboulement qui a secoué sa vie. Dans le documentaire « Woman », Michèle Emery t’incite à réveiller le gosse qui sommeille en toi. Portrait d’une adulte qui a décidé d’écouter ses énergies.

 

Michèle Emery, tu as peut-être vu son visage sur un grand écran à la Fondation Opale de Lens. Elle figurait dans les interviews valaisannes réalisées pour le film documentaire « Woman », initié par Yann Arthus-Bertrand. Michèle t’insufflait comme une bouffée de pur oxygène. Elle se faufilait en légère petite souris, entre deux témoignages plutôt lourds. Elle te suggérait de renouer avec tes émerveillements de gosse. Oui, tu sais, cette capacité à réveiller l’imaginaire, à t’investir dans le monde du jeu.

Ce que Michèle applique fortement dans sa vie à elle. « Quand nous sommes à Aquaparc avec mes enfants, je suis la première au sommet des toboggans, toute excitée d’être là ! », dit dans un large sourire celle qui s’y éclate à donf, poussant sans doute de grands cris. Dans cet état d’esprit, les faux-semblants disparaissent au profit d’un être vrai. Lorsqu’on renoue avec ça, les problèmes se dénouent. « J’ai eu des retours, après cette interview dans « Woman », je n’avais aucune conscience de ce que j’amenais aux gens, cela les a touchés et m’a touché en retour. »

 Fée en quête de baguette magique

Michèle Emery – qui se définit comme une « Fée de l’âme » de par le nom que porte son cabinet de Thérapie énergétique – sait que nous possédons, en nous, une baguette magique. Son talent nous guide pour trouver les formules nécessaires. Comment passer de moldus en prestidigitateurs de nos vies ? Comment retrouver ainsi notre magie intérieure ? Michèle sait. Elle-même, voici 6 ans, a réalisé un sacré tour de passe-passe qui a tout mis par-dessus tête. « Je souffrais inconsciemment d’être enfermée dans cette vie de paraître que nous avons tous tendance à mettre en place. En quelques semaines, je suis passée d’une vie de famille sans soubresauts au canapé de ma cousine à dormir à côté de mes valises. Ensuite tout s’est merveilleusement mis en place grâce à la rencontre des bonnes personnes aux bons moments. J’ai été surprise combien tout cela s’est passé de manière harmonieuse et facile. Je l’avais déjà lu dans des livres, mais l’expérimenter est vraiment autre chose. C’est tellement fort que j’en souris encore. J’ai entamé une seconde vie avec beaucoup de respect pour ce qui s’était passé durant la première mais sans aucun regret… »

 

 Retrouver l’étincelle

 Son existence d’avant lui impose, ado, l’épreuve du Collège des Creusets, un moment où les études rejoignent un fort sentiment de vacuité. « Je m’y suis sentie incomprise et détruite, comme si j’avais perdu cette petite étincelle de vie qui brille à l’intérieur. Je me souviens de ce prof qui me disait que j’étais incapable de penser par moi-même et donc que je ne méritais pas de passer mes examens de maturité et que je n’aurais pas les capacités de me débrouiller à l’Université ». Michèle met presque un point d’honneur – si ce n’est un doigt – à lui démontrer le contraire. « J’étais dans la première volée qui se présentait à la Licence en sciences du sport à Lausanne. J’ai brillamment passé les examens d’entrée, ainsi que ma 1re année d’études, la plus difficile. J’ai pu mettre en avant mon côté social et organisationnel, j’ai été rassurée sur mes capacités et j’ai compris que j’étais capable de beaucoup lorsque je ne me sentais pas brimée et dévalorisée. Lors de mes deux examens finaux en psychologie de l’enfant et de l’adolescent, je me suis même offerte les notes de 10 sur 10, où le professeur m’a demandé s’il pouvait utiliser mes expressions dans ses cours ». Michèle s’envole ensuite pour l’Australie, continue ses études à l’University of Technology de Sydney, qui lui permet de rebondir facilement sur une licence en anglais à l’Unil.

Prendre conscience du potentiel

Puis son destin de jeune adulte lui trace un chemin confortable, agréable, mais où elle prend des directions d’insatisfactions inconscientes. Un premier signal d’alerte ? « J’ai un fils qui est multi dys qui m’a obligé à penser différemment. J’ai pris contact avec un thérapeute sur Fribourg qui réussit à l’apaiser très rapidement. J’ai compris par la suite que ce rendez-vous m’était aussi destiné. De ma séance, j’en suis ressortie complètement éclatée avec des crises d’angoisses. Ça a été long à s’améliorer parce que le thérapeute lui-même n’a pas su le gérer, mais, quelque part, aujourd’hui, je le remercie parce qu’il m’a ouvert à d’autres perspectives… »

Le plan B prend le prénom de Cédric et le nom de Rouvinez, qui donne à Michèle le déclic de ce qu’elle pressentait. « Je commençais à prendre conscience de mon potentiel et pourtant je ne trouvais pas comment je pouvais l’utiliser pour me sentir en adéquation avec mon âme », écrit Michèle sur son site.

Chez Cédric, elle suit une formation de Thérapeute Energéticienne. Il l’aide à découvrir des capacités qu’elle porte en elle depuis toujours. Elle se retrouve enfin dans ce qu’elle peut apporter aux autres. Cela conduit aussi à sa Révolution personnelle, celle des valises et du canapé, décrite en début de papier. « Je me visualisais en train d’imposer mes mains sur des corps couchés ! Toutes mes copines y sont passées ! Je les invitais à prendre le thé et elles finissaient couchées sur le canapé avec moi qui tournait autour en testant ce que je ressentais. Elles m’ont permis d’avancer et de progresser dans mon approche des soins. Les retours que j’avais étaient super positifs, même si j’y allais encore complètement à l’instinct. Petit à petit, mon protocole s’est mis en place. Je savais que j’avais quelque chose à faire avec mes mains, maintenant c’est une certitude : alléger les gens de leur passé, les réconcilier avec leur présent et leur donner les outils pour créer leur futur… »

 Comme ça et pas autrement

 Son don – celui qui apaise les gens, celui qui coupe les liens toxiques, celui qui allège les bagages familiaux, celui qui débloque les émotions – elle le travaille. Elle affûte son intuition, sa médiumnité. Elle s’ouvre à la Communication animale, elle suit une formation Bal-A-Vis X qui harmonise « la collaboration corps-cerveau ». Elle avale aussi 11 heures de voiture pour suivre le stage « En Quête de Sens » avec Marc de la Ménardière au fin fond de la France. « Chaque participant devait amener un plat typique de sa région pour le premier repas pris ensemble. Je suis arrivée avec le four à raclette et une demi-meule ! L’ambiance était posée ! »

Entre-temps, Michèle a exhumé son vrai moi et se cherche un toit. « Tout s’est mis sur mon chemin à la minute exacte où j’en avais besoin. J’ai trouvé l’appartement que je voulais sur Anibis, l’après-midi à 14 heures je le visitais et quelques jours après je le signais. Je l’ai eu bien que mes garanties se résumaient à un post-it écrit à la main qui tenait lieu de fiche de salaire. Le logo de La Fée de l’âme, je l’ai réalisé en trois minutes chrono, avec une couleur rouge que d’habitude je n’utilise jamais. Mais c’était comme ça, cela ne pouvait pas être autrement. Quand l’univers veut, il veut ! Et on s’adapte… »

 Totale abondance

 Michèle se montre adepte de « l’effet papillon positif » et ne se « monte pas le chou » par rapport à ses capacités subtiles. « Qu’est-ce que tu es de plus qu’un être humain qui à la chance de s’être trouvée ? Lorsque le chat pisse sur le tapis ou que ta fille recouvre la salle de bains de vomi, tu baisses la tête, tu nettoies et ça remet vite l’église au milieu du village. C’est vachement bien, un peu d’humilité et ça évite de prendre la grosse tête ! », m’assure-t-elle en se marrant.

Fin octobre 2019, au Salon Synergie Santé, Michèle s’avoue comblée par ses demandes à l’Univers. « C’est l’abondance totale… » Si elle doit encore s’enquérir quelque chose ? « Du temps ! », me glisse-t-elle. Michèle ne croit pas si bien dire… Elle me recontacte quelque temps après et me confie : « Tu vas rire mais une semaine après notre interview, je me suis fissurée l’orteil ! Alors autant te dire que j’ai eu plus que largement du temps pour moi, couchée sur mon canapé ! La prochaine fois, je serai plus précise et je demanderai du temps pour moi… mais en bonne santé ! ». Une pause qui a rechargé ses batteries pour ses enfants, ses séances de soins, ses matinées « Bulle de guérison », ses stages d’Intuition ou de Pendule et Guérison… Tu sais comment elles sont, les grandes gamines, rien ne les arrête. Elles ne savent jamais s’arrêter de jouer. Et c’est tant mieux pour toi !

Joël Cerutti

https://www.lafeedelame.com/

PS: Cette interview a été réalisé fin octobre 2019 au Salon Synergie Santé. Elle a été affinée avec Michèle, ensuite, par échanges de mails. 

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