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Depuis quatre ans, Vanessa Maret et Mauricio Estevao réfléchissaient à une application permettant de trouver des perles rares : des pet-sitters. Dès 2019, le couple est entré dans la phase concrète. Depuis une semaine, Sowapi se télécharge – gratos – sur ton smartphone.

 

Je te le confesse : je suis parfois pet-sitter. Avec une bonne volonté débordante – doublée de quelques maladresses liées à mon inexpérience – je promène un quadrupède canin. Lorsque ses maîtres partent en longues vadrouilles (des vacances, donc), la responsabilité de sa laisse m’incombe. Marley (le nom de l’adorable bestiole) me prend souvent pour un couillon, espérant que ma mémoire oublie son dernier remplissage d’écuelle. Mais sinon, on s’entend bien.

« Trouver la perle rare »

Mon emploi du temps m’offre la souplesse de ces escapades. Je te raconte ma vie pour en arriver à Sowapi. Car ses initiateurs – à un moment de leur parcours professionnel – ont souqué ferme pour dénicher le pet-sitter idéal qui saurait oxygéner leurs deux chiens. « Quand je travaillais comme infirmière anesthésiste, mes horaires irréguliers faisaient que j’étais là pour eux, m’explique Vanessa Maret depuis Riddes et par Skype. Nos chiens ne restaient jamais seuls plus de deux ou trois heures. Puis j’ai été nommée à un poste de cadre et là c’était du 7 -18 heures non-stop. Mon compagnon comme ma fille ne pouvaient pas non plus être présents. Trouver un pet-sitter par les petites annonces, cela a été une laborieuse aventure. Et il a fallu passer par deux mauvaises expériences avant de trouver la perle rare ! » Cette quête stressante a ouvert échanges et réflexions entre Vanessa et Mauricio Estevao qui, lui, œuvre dans l’audiovisuel. « Nous nous sommes demandé s’il existait un moyen rapide, efficace et sécurisé de mettre en contact un propriétaire d’animal et un pet-sitter qualifié… », continue Vanessa. La réponse, tu la connais, sinon l’idée de l’application Sowapi n’aurait pas pris forme progressivement sur quatre ans.

Créer une communauté

En avril 2019, une conjonction de rebonds professionnels pousse le couple dans la phase concrète. Sowapi – « application mobile de garde d’animaux » – met 385 jours intenses avant d’être téléchargeable, gratuitement, sur ton smartphone.

« Pour nous, nous lancer dans cette aventure, c’était comme un message de vie, quelque chose qui s’éloignait de la compétition à outrance, qui avait un ton humain. Plusieurs personnes nous ont guidés. Nous pensions qu’il suffisait d’expliquer à un développeur ce qu’il fallait faire avec notre super idée, cela a été plus compliqué… », relève Vanessa.

En parallèle avec l’évolution technique, elle et Mauricio tâtent le terrain. Via les réseaux sociaux, ils créent une communauté et se mettent à l’écoute de ses besoins. Ils fondent une SARL, construisent un business plan et y investissent leurs fonds propres. « Nous étions prêts à le faire avec amour et passion pour augmenter le bien-être animal. » Avec 1,6 million de chats et 505 000 chiens dans notre pays, le potentiel est une évidence. Un autre chiffre angoisse Vanessa. « 67 % des propriétaires sondés ont déjà songé à abandonner leur animal faute de solution de garde. »

Coaché par Genilem Valais, Sowapi se montre plus qu’efficace dans la mise en contact. « En cinq clics, on peut trouver un pet-sitter qui s’engage à respecter l’animal et le propriétaire ». Le premier soir de la mise en service officielle, Sowapi a été téléchargé une centaine de fois. Et depuis, cela continue au quotidien.

Premier palier

Il s’agit d’un premier palier dans les développements prévus. « Nous proposons là une première version. Il y a aura par la suite une « appli premium » – en plus de celle gratuite – qui fournira des conseils supplémentaires en lien avec des vétérinaires, des éducateurs canins. Nous voudrions aussi initier une formation pédagogique pour les enfants… » La question que tu gardes sous le coude juste à la fin de l’interview, la voici. Et elle, Vanessa, son application, elle l’a testée, elle-même, rien que pour de vrai ? « Oui, le premier soir et c’était concluant. Au début, la personne ne se doutait pas que c’était moi mais elle a fini par le deviner. C’était rigolo ! » Même pas réussi à la coincer que j’ai ! Damned !

Joël Cerutti

Le site: www.sowapi.com

Le communiqué de presse: Communique-de-presse-Sowapi

 

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